Interview

Tout schuss à la rencontre de Caroline Colombo

A l’occasion de la coupe d’Europe de Biathlon (IBU Cup) en Slovaquie, nous avons rencontré Caroline Colombo, une athlète française ambitieuse de la Team Apurna qui s’est classée dans le Top le 10 de la compétition.

 

Pour commencer peux-tu nous parler de ta discipline ?

Le biathlon est un combiné de deux disciplines : le ski de fond et le tir à la carabine.

Ce sont deux sports qui s’opposent totalement, le ski nous demande d’être endurant et stimulé alors qu’au contraire, en tir, on doit surtout rester précis et apaisé. Réussir une belle transition entre ces deux états d’esprit est souvent une épreuve délicate.

 

A partir de quel âge as-tu commencé le biathlon ?

Je suis originaire de Mouthe, le village le plus froid de France, du coup dès l’école primaire on partait en ski les après-midis… et ici, tout le village s’inscrit au ski club. J’ai donc commencé le ski très tôt puis je me suis essayée au tir vers l’âge de 9 ans avec une carabine laser. J’ai enchainé avec du tir à 10m et acheté ma première 22 Long Rifle à 14 ans.

 

Pratiques-tu d’autres sports en complément ?

En biathlon la saison est courte, elle ne dure que 4 mois. En revanche, la préparation, elle, est très longue et s’étale de mai à novembre.

Pour éviter la monotonie à l’entrainement, on pratique beaucoup d’autres sports à côté du ski à roulettes : principalement du vélo de route, du VTT, de la course à pied et beaucoup de musculation au printemps.

 

En moyenne, combien de courses fais-tu par an ?

Sur une saison internationale, je réalise entre 25 et 30 courses étalées de fin novembre à fin mars. En plus de ça, il faut rajouter toutes les courses de sélections ou chronos d’entrainement ainsi que les courses d’été en ski à roulettes. Je dirais une quarantaine en moyenne si on fait l’addition.

 

Peux-tu nous décrire une semaine type d’entraînement

L’été, l’entrainement est basé sur le volume. On va pratiquer environ 25h d’entrainement dans la semaine en gardant toujours au moins un jour entier de repos. C’est assez simple, on enchaine les heures et les cartouches derrière la carabine.

 

MatinAprès-midi
LundiBiathlon en ski-roues2h de course à pied + gainage
MardiBiathlon en ski-rouesMusculation
MercrediLongue sortie Ski-roues skateSki-roues en classique
JeudiREPOSREPOS
VendrediBiathlon en ski-rouesMusculation
SamediBiathlon en ski-rouesCourse à pied
DimancheLongue sortie Vélo

 

L’hiver, l’entrainement est beaucoup plus spécifique et adapté suivant les compétitions. Si les courses sont le week-end, la semaine type ressemble à ça :

– Lundi et mardi, on va skier à faible allure en faisant du volume. Le matin en skate et l’après-midi en classique.

– Le mercredi matin on va réaliser une intensité du type VMA avec une récupération en classique l’après-midi.

– Le Jeudi se sera repos complet pour essayer de surcompenser.

– Le vendredi matin, on va en réaliser un tour de piste à allure course afin de « débrider le moteur » comme on dit dans le jargon et surtout pour prendre un maximum de repère pour le lendemain.

– Le week-end, on va retrouver les courses et faire une petite récupération active le soir en course à pied ou en home trainer.

 

Quelles sont les résultats dont tu es la plus fière ?

Je dirais ma médaille d’argent aux championnats d’Europe, mes 3 victoires en coupe d’Europe et mon top 15 en coupe du Monde.

 

Quelle est ta plus grande déception sportive ?

Les mondiaux juniors en 2017 en Slovaquie, j’étais arrivée très en forme sur les skis mais je n’avais pas réussi à être performante au tir.

Je n’ai jamais réussi à briller sur des mondiaux juniors mais j’ai à cœur de me rattraper un jour sur les mondiaux séniors

 

Quelle est l’importance de la nutrition pour un sportif ?

Elle est primordiale. Le sport de haut-niveau ne fait qu’évoluer et la nutrition prend une place de plus en plus importante dans la performance. Il faut réussir à faire les choses simplement et avec des produits de qualité. Si on fait n’importe quoi avec la nutrition cela peut avoir un côté néfaste sur les performances sportives.

 

Pourquoi avoir choisi Apurna comme partenaire nutrition ?

Mon ami qui travaille dans l’univers du cyclisme m’a fait connaitre les produits Apurna. Je connaissais déjà de nom car c’est une marque française et j’ai déjà vu certains athlètes utiliser ces produits (notamment la FDJ-Groupama et l’équipe de France de triathlon). De plus, les produits ont la certification anti-dopage et ça, c’est indispensable pour un athlète !

Apurna a tous les critères que je recherche pour m’aider dans mes performances. Elle possède une large gamme de produits ce qui me permet d’adapter au mieux ma nutrition suivant mon effort (avant, pendant et après) : le bon produit au bon moment.

Dernier point et non des moindres : le gout ! Les entrainements et les courses sont déjà suffisamment difficiles : pas besoin de consommer des produits qui ne nous plaisent pas. Le petit plaisir gustatif est indispensable pour enchainer toutes les heures d’effort : c’est la petite récompense. Le fait qu’il s’agisse d’une marque française avec des produits fabriqués en France a aussi son importance.

 

Comment intègres-tu la nutrition sportive dans ton quotidien ?

Tout est très organisé, je prends de la boisson d’effort sur tous mes entrainements et parfois des barres sur les plus longs. J’ajoute de la boisson de récupération après les séances intensives et j’intègre aussi un apport protéiné (barres et/ou shakers) après les entrainements musculaires.
Je prends aussi des gels énergie avant les compétitions environ 15min avant mon départ.

 

Quels sont tes produits Apurna préférés ?

Les boissons d’effort au citron et aux fruits rouges, je les utilise à chaque entrainement et je ne m’en lasse pas ! Elles me permettent d’enchainer plus facilement les longues séances, surtout que j’ai parfois du mal à manger solide quand je m’entraine.

J’ai un petit faible aussi pour la barre hyperprotéinée aux fruits rouges, c’est la première chose que je mange après mes compétitions et j’avoue qu’elle me fait vraiment plaisir !!

Et puis, il y a la boisson de récupération au citron en bouteille individuelle. Souvent les boissons de récup’ sont difficiles à boire et on y retrouve un petit arrière-gout désagréable mais celle-ci, ce n’est absolument pas le cas. Je l’utilise après chaque séance d’intensité, et elle est ultra pratique à transporter !

 

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