Rencontre avec Valentin Grimoux, pilote moto

Partons à la découverte de Valentin Grimoux, pilote moto et ambassadeur Apurna, qui nous parle de sa passion et de l’importance de la nutrition dans son sport. Bonne lecture et accrochez-vous bien !

 

Pour commencer, peux-tu nous parler de ta discipline ?

Avec plaisir ! Je pratique la Moto Vitesse et participe au Championnat de France de Superbike en 600cm3. Cela équivaut à la ligue 1 si on devait comparer ce sport au football.

 

A partir de quel âge as-tu commencé à faire de la moto ?

J’ai débuté à l’âge de 4 ans sur une petite moto, la PW50 Yamaha.

Mon père était pilote de moto et c’est lui qui m’a donné envie de faire ce sport. Il a été sélectionné aux championnats de France, aux championnats d’Europe et aux championnats du monde d’endurance. Il a participé aux 24h du Mans et au Bol d’or (entre autres), et c’est donc tout naturellement que j’ai pris la relève…

 

Comment ont réagi tes proches ?

Comme c’est une passion familiale, ils ont bien réagi quand j’ai débuté la compétition. Aujourd’hui, lorsque les courses approchent, ils sont parfois un peu inquiets mais c’est normal car il s’agit d’un sport à risque. Cependant ils me font confiance car ils savent que j’ai acquis de l’expérience au fil des années.

 

Pratiques-tu d’autres sports ?

Oui bien sûr, c’est essentiel de s’entretenir tout au long de la saison. Je cours fréquemment et je fais beaucoup de vélo. Je suis un passionné de cyclisme, que ce soit en tant que pratiquant ou en tant que spectateur. Je fais aussi un peu de musculation, mais sans rechercher à prendre de la masse.

J’essaie également de m’entraîner entre les courses quand je le peux et quand le budget le permet car la moto c’est un sport qui coûte cher. Chez moi j’ai une piste de karting alors je m’entraîne avec des petites motos (125cm3) pour garder le rythme


En moyenne, combien de courses fais-tu par an ?

Je participe en moyenne à 7-8 week-end de course par an. Il faut savoir que ce que nous appelons un « week-end de course » c’est assez intense. Voilà à quoi ça ressemble :

Mercredi : Arrivée des participants

Jeudi : Préparation logistique, physique et mentale

Vendredi : Essais libres par catégorie

Samedi : Essais libres et qualification

Dimanche : Warm-up et courses

 

Quelles sont les résultats dont tu es le plus fier ?

J’ai fini sur le podium des championnats de France deux années de suite avec plusieurs courses gagnées et de nombreux bons résultats. Cela m’a permis de me qualifier pour les championnats du monde en 2017.

Je garde également en mémoire un Grand prix de France à Magny-Cours. Je suis tombé lors des essais-chronos et je suis parti en 36ème position… A l’issue du premier tour j’étais déjà remonté à la 18ème place. J’ai réussi à finir dans le top 15 malgré un gros souci mécanique, ce qui est une belle performance pour une course qui compte pour les championnats du monde.

Autre grand souvenir, en 2016, lors de la dernière course de la saison. Il fallait que je termine devant un pilote pour finir vice-champion de France. Nous nous sommes battus toute la course et j’ai fini avec 0,004s d’avance sur lui !

 

Quelle est ta plus grande déception sportive ?

Ma principale déception repose sur le coût de ce sport… Je n’ai malheureusement pas assez de sponsors et donc de budget pour m’assurer une place aux championnats du monde. C’est assez frustrant de ne pas pouvoir montrer de quoi on est capable pour des raisons financières.

 

En tant que sportif, quel effet à le confinement sur ton quotidien ?

Tout d’abord je tiens à rappeler que c’est important de rester chez soi. Je vois encore beaucoup de gens dans la rue et ça m’attriste que certains n’arrivent pas à prendre conscience de la dangerosité du virus (pour soi ou pour les autres).

Concrètement c’est compliqué de s’entraîner, mais je pense que c’est le cas pour tous les sportifs. Fini les sorties vélos ou la course à pied. Heureusement que j’ai un petit terrain de karting ! Je fais toujours un peu de sport chez moi mais l’un des principaux enjeux c’est de faire attention à son alimentation pendant le confinement, et ce n’est pas toujours facile.


Quelle est l’importance de la nutrition pour un sportif ?

Peu de personnes connaissent l’univers de la moto et les conditions physiques requises. Il faut savoir que c’est un sport très exigeant. On peut perdre jusqu’à 2-3 kilos sur une course, donc la nutrition sportive est essentielle.

Je suis ravi d’avoir Apurna comme partenaire, non seulement pour la qualité des produits mais également car ils sont fabriqués à côté de chez moi !

Certains sont sceptiques sur l’usage de ce type de compléments nutritionnels, mais ils font erreur. Quand je leur fais tester, ils se rendent compte des effets positifs que cela peut avoir, avant, pendant ou après un effort.

 

Ton alimentation, tu y fais attention ?

Ça dépend… Franchement je ne me prive pas et si j’ai envie de manger un hamburger ou une pizza, je le fais. Aujourd’hui j’ai la chance de ne pas prendre de poids mais dans les années à venir je devrai probablement y faire plus attention.

Mais rassurez-vous : je ne fais pas trop d’excès, je ne fume pas et je ne bois pas d’alcool 😉

Quel est le complément nutritionnel dont tu ne pourrais pas te passer ?

Il y en a plusieurs. Dans la moto nous avons besoin de complément avant et après la compétition car pendant une course on ne peut pas s’arrêter…

En consommant de la maltodextrine et de la boisson hydratation avant la course, je m’aperçois que je me sens bien pendant toute l’épreuve et que je n’ai pas de coup de mou. Après les courses, en prenant une boisson récupération et des barres énergie, je constate également que je ne me sens pas fatigué. La situation serait bien différente si je n’avais pas de partenaire nutritionnel !

 

Où te retrouver pour suivre ton actualité ?

La communication pour moi c’est important et je suis très présent sur les réseaux sociaux. Vous pouvez me suivre sur Facebook, Instagram ou Twitter.

 

Crédits photos : Michelin


PARTAGER CETTE PAGE :