Les bienfaits de la coupure hivernale

L’hiver approche à grand pas. Votre envie de courir ou de monter sur un vélo s’essouffle un peu et vous avez déjà la tête dans les festivités de Noël… Et si vous envisagiez de faire prochainement une petite coupure sportive ? La rédaction d’Apurna vous en dit plus sur ce sujet…

 

L’intérêt de la coupure annuelle

Commençons tout d’abord par lutter contre les idées reçues : hormis quelques cas particuliers (une compétition qui approche, par exemple), il n’y a que des avantages à faire un break hivernal.

Une nécessité psychologique : Que vous soyez un sportif débutant ou confirmé, vous le savez bien, notre envie d’enfiler nos chaussures de sport varie en fonction des jours. Faire une pause nous permet de faire un reboot mental et de repartir à zéro, ou presque. Nous ne sommes pas des machines et il est naturel qu’une forme de lassitude sportive puisse s’installer. C’est pour éviter que cette usure psychologique s’immisce trop profondément, qu’une coupure doit être envisagée entre une et deux fois par an.

Un besoin corporel : Si vous lisez ces lignes, il y a fort à parier que le sport fait partie de votre quotidien. Si c’est le cas, c’est que vous sollicitez, plus ou moins intensément, votre corps tout au long de l’année. Pendant cette activité, des micro-lésions se forment. Parfois vous les ressentez, parfois non, mais elles sont bien là. Régénérer votre corps et votre organisme, est nécessaire, non seulement pour réduire les risques de blessure, mais aussi pour favoriser votre progression.

 

Coupure totale ou partielle ?

Les avis divergent parfois sur ce sujet : c’est normal car la réponse dépend de nombreux facteurs ! Il est néanmoins souvent recommandé de faire une coupure totale pendant une à deux semaines (voire plus). Si vous êtes du genre à ne pas tenir en place, rassurez-vous, il y a des alternatives. En effet, « coupure », ne signifie pas forcément « inactivité ».

L’important est que, pendant cette période, vous arrêtiez de pratiquer votre activité sportive de prédilection (la course à pied ou le cyclisme par exemple). En revanche, cela peut être le bon moment pour travailler d’autres parties de votre corps que vous délaissez le reste de l’année. Renforcement musculaire, gainage, fessiers, abdominaux : et si vous profitiez de la trêve pour tonifier un peu votre corps ?

1, 2, 3 semaines, totale ou partielle : à vous de (res)sentir ce dont vous avez besoin : l’essentiel est que cette coupure ne devienne pas anxiogène pour vous. Et n’oubliez pas également que le repos fait partie intégrante de votre entraînement.

Et la reprise alors ?

Après ce break hivernal, votre corps et votre esprit devraient être reposés, c’est en tout cas le but… Ce n’est pas pour autant qu’il faut les bousculer dès la reprise, bien au contraire.

Pour la première semaine de reprise, effectuez 2 sorties sur une distance assez courte avec une allure modérée. La semaine suivante, vous pouvez repartir sur votre nombre d’entraînements habituel, toujours à allure modérée et sur une distance inférieure de 20% par rapport à vos sorties hebdomadaires « pré-coupure ».

 

L’avis des athlètes

Sébastien Spehler, Champion de France de Trail : « La trêve hivernale est importante pour moi. J’en fais une chaque hiver, assez longue d’ailleurs : entre 3 et 4 semaines. J’en ai tout simplement besoin car une saison c’est long et ma charge d’entraînement est élevée. Je sais que certaines personnes ont peur de faire une coupure en décembre ou janvier, mais qu’elles se rassurent : faire 2 semaines de pause, c’est un plus qui n’aura pas d’effet négatif pour leurs courses 3 mois plus tard. »

Jean-François Tatard, Athlète multidisciplinaire, champion de France Corpo : « Ça me parait indispensable de faire une coupure car notre corps a besoin de se régénérer. Regardez la nature, les feuilles des arbres qui tombent, les animaux qui hibernent : et bien pour un sportif c’est pareil. Il a besoin de faire une pause pour revenir encore plus fort. Pour ce qui est de la durée de cette trêve, cela dépend de plusieurs facteurs : le niveau de fatigue du sportif, la discipline pratiquée, les échéances à venir, etc… ».

 


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