A la découverte du Stand Up Paddle, ce sport nautique qui allie Endurance et Force

Le Stand Up Paddle, vous connaissez ? Non, ce n’est pas un mix entre le One man show (stand-up) et un sport qui se pratique avec des raquettes (padel). Le Stand Up Paddle (ou SUP pour les intimes), c’est ce sport en pleine croissance qui se pratique sur une planche au-dessus de l’eau. Pour nous en parler, la rédaction d’Apurna a rencontré Amandine et Boris, deux champions de la discipline.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur le Stand up Paddle ? En quoi consiste cette discipline ?

Boris & Amandine : Le Stand Up Paddle, ou SUP, ou Paddle est une nouvelle discipline sportive lancée aux Etats-Unis il y a une dizaine d’années (même si on en trouve des traces bien plus anciennes à Hawaï).

En compétition, ce sport se décline en deux disciplines bien distinctes :

Le SUP Surf : Qui consiste à surfer des vagues et « scorer » des points selon les figures, comme en surf classique.

Le SUP Race : Sur nos planches en carbone de 4 mètres de long, nous devons parcourir des distances de 6 à 50km en plein océan, sur les vagues ou sur lacs et rivières. Ce sport est ultra complet puisque nous sommes debout sur la planche et qu’un bon coup de rame part des jambes et remonte toute la chaîne musculaire jusqu’aux mains.

Coté performance, sur les lacs nos vitesses moyennes sont d’environ 10,5/11 km/h. Mais en mer, sur des parcours dits Downwind, ces vitesses moyennes sont plutôt de l’ordre de 14/15 km/h avec des pointes à plus de 25 km/h sur la houle.

 

Où peut-on pratiquer cette discipline ?

Boris & Amandine : C’est la magie de ce sport, absolument partout !

A l’image de nos circuits professionnels et de nos compétitions, on peut pratiquer le SUP sur le lac d’Annecy, sur la Seine, sur les côtes Basques ou Bretonnes par belle mer, en pleine tempête ou encore entre deux îles en plein milieu du pacifique.

Qu’est-ce qui vous a amené à ce sport ?

Boris & Amandine : Nos études nous ont tous les deux amenés à la ville de Brest.

Là, nous avons commencé à surfer puis nous avons cherché un sport plus « physique » afin que nous puissions commencer, progresser et concourir ensemble. Surtout, un sport qui ne soit pas tributaire des conditions météorologiques.

Le SUP était tout désigné : nouveau pour nous deux, en extérieur, proche du surf et du kayak. Nous avons fait nos premiers essais sur des SUP gonflables puis rapidement nous en sommes venus à du matériel rigide et bien plus performant.

Avec un peu de motivation, on peut faire du SUP tous les jours et par tous les temps.

 

Pratiquez-vous d’autres sports en complément du Stand up Paddle

Boris & Amandine : Afin de compléter notre entraînement, nous pratiquons beaucoup d’autres sports (cross training) soit pour développer nos capacités physiques (vélo, musculation, boxe anglaise, running) soit aussi pour développer nos compétences océaniques (surf, prone paddleboard, kayak et pirogue).

 

Quelles sont vos plus belles performances ?

Boris : En 2016 j’ai fait ma première vraie saison de compétition en SUP international. J’avais beaucoup de doutes sur mes compétences à l’échelle internationale mais ça s’est plutôt bien passé. Dans cette même année, je termine 2nd d’une course de Sprint international (200m) en Allemagne et quelques moins plus tard, 2nd aussi d’une des plus longues courses de SUP océanique (Ze Caribbean race) en Guadeloupe. Cette année, je termine 5ème du Vendée Gliss Event, une des plus grosses courses internationales et océaniques de l’année. Cette course de presque 25km et 2h d’effort a été très éprouvante et je suis persuadé que la nutrition avant et pendant l’effort a beaucoup contribué à ce résultat !

Amandine : Un de mes plus beaux souvenirs de stand up et une de mes meilleures performances a été mon 1er titre de championne de France en 2015 en presqu’île de Crozon. Je l’ai remporté à l’issue d’une course très éprouvante contre les meilleures françaises. Depuis, j’ai gagné 6 autres titres de championne de France et j’ai eu l’occasion de rentrer en équipe de France. J’ai également remporté une médaille d’argent sur les sprints de 200m en 2017. Cette année, je réalise de très bons résultats sur notre circuit européen de paddle, avec notamment une deuxième place sur le Vendée Gliss Event, une victoire en Espagne et deux médailles de bronze sur deux étapes en Grèce et en Crète. Ces résultats me positionnent en 3ème place du classement international.

Quelles sont vos plus grandes déceptions sportives ?

Boris : En 2017 et 2018 j’étais vraiment préparé pour faire les championnats du monde de Sprint avec l’équipe de France. Mais après m’avoir fait patienter pendant des semaines, la fédération française de surf (en charge du SUP) a décidé de ne pas envoyer de sprinteurs sur les mondiaux. J’ai donc dû regarder la course du bord… Notre sport est à la fois océanique et stratégique : il m’est donc arrivé plusieurs fois de revivre ma course en me disant que j’aurais dû passer ici au lieu de là, de suivre tel gars au lieu d’un autre, de tenter ma chance à tel moment….

Amandine : J’ai eu plusieurs frustrations sur des courses que j’avais bien préparées mais pour lesquelles mon métier ne m’a pas permis d’avoir la fraicheur souhaitée pour être au haut niveau. En effet, je suis interne de radiologie, en 9ème année de médecine et je dois gérer tant bien que mal mon emploi du temps sportif et professionnel. Cette année en mai, je réalise une 7ème place très décevante sur une étape majeure du circuit professionnel APP à Londres alors que j’étais bien préparée. Malheureusement, je suis partie au dernier moment pour faire cette course et n’ai jamais réussi mentalement à me plonger dans l’effort.

 

Quelles qualités requiert le Stand up Paddle ?

Boris & Amandine : Ça aussi c’est la magie de ce sport. Après 10 ans de haut niveau, il n’y a toujours pas une catégorie de morphotype qui se démarque. Les meilleurs mondiaux ont tous des gabarits, des masses musculaires et des qualités bien différentes. C’est un sport qui allie force, puissance, stratégie et réflexion.

 

Et l’alimentation dans tout ça ?

Boris & Amandine : Indispensable ! Ce sport s’est vraiment professionnalisé, la concurrence est de plus en plus rude. Le circuit et le classement mondial mixent tous les types de courses : longues, courtes, océan ou lac. Il faut donc être prêt à tout et s’entraîner pour tout : concrètement il faut avoir de la force et de l’endurance.

Sur une course de parfois 2 heures l’alimentation fait clairement la différence. C’est aussi le cas sur les courses où il faut enchaîner des étapes de qualifications et des finales, tout ça dans la même journée. Parfois même, la compétition reprend le lendemain.

Cette année nous avons enchaîné 8 week-ends de compétition d’affilé et les résultats ont été au rendez-vous. C’eût été impossible sans des produits de préparation, d’effort et de récupération ! Nous utilisons beaucoup les produits de la gamme Apurna Endurance pour les entraînements et les compétitions. Lors des cycles de développement, nous utilisons aussi les produits Apurna Force.

Quels sont vos produits préférés ?

Boris & Amandine : Le combo gagnant pour nous c’est la maltodextrine 3 jours avant la course, une gourde de boisson hydratation le matin, des gels pendant la course puis une boisson de récupération et une barre protéinée dans la demi-heure après l’effort.

Pendant les entraînements « normaux » nous consommons des gels et de la boisson hydratation mais sur les phases de préparation plus intenses nous prenons également de la whey.

 

Comment peut-on suivre vos prochaines courses ?

Amandine : Le meilleur moyen est de nous suivre sur nos réseaux sociaux sur Facebook ou sur Instagram ici et  !

Si ce sport vous intéresse en général, vous pouvez aussi suivre des médias très intéressants comme SUP Racer, Euro Tour SUP, Total SUP, Side Shore blog.

 


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